Le monde de la formation continue en santé est en ébullition. Suite aux recommandations du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) du 12 mars 2025, préconisant la suppression de l’obligation de Développement Professionnel Continu (DPC) pour les professions de santé réglementées d’ici le 31 décembre 2025, les agents de l’Agence nationale du DPC (ANDPC) entrent en grève à partir du 31 mars.
Une menace pour l’ANDPC et les organismes de formation
Dans un mail envoyé aux Organismes de DPC (ODPC), le collectif des agents de l’ANDPC dénonce un projet destructeur. Selon eux, la suppression de cette obligation aura des conséquences dramatiques :
- Arrêt du financement du DPC dès le 1er janvier 2026 ;
- Disparition de milliers d’emplois au sein des ODPC et de l’ANDPC ;
- Diminution de l’offre de formation, freinant ainsi l’innovation pédagogique en santé ;
- Baisse de la qualité des soins, faute de formations adaptées aux enjeux de santé publique.
Le collectif dénonce également un manque total de concertation avec les acteurs concernés. Soutenus par plusieurs ordres professionnels – à l’exception notable de celui des médecins – les amendements CS155 et CS1138, déposés le 19 mars dans le cadre du projet de loi de simplification de la vie économique, reprennent à l’identique les conclusions du rapport IGAS.
Un avenir incertain pour le DPC et la formation continue en santé
Outre la suppression du DPC obligatoire, le rapport IGAS propose la disparition pure et simple de l’ANDPC, avec un transfert de ses missions d’évaluation à la Haute Autorité de Santé (HAS). Cette réforme, qui s’inscrit dans le cadre de la certification périodique des professionnels de santé, est jugée floue et inopérante, n’ayant toujours pas été mise en œuvre depuis son annonce en 2023.
Face à cette situation, les agents de l’ANDPC annoncent une grève reconductible à partir du 31 mars pour défendre leur avenir et celui de la formation continue des professionnels de santé. « Nous refusons cette casse préméditée, violente et maltraitante », clament-ils dans leur courrier.
Une mobilisation cruciale pour l’avenir du DPC
Alors que l’obligation de DPC a été instaurée pour garantir un haut niveau de compétence et de qualité des soins, sa suppression risque d’avoir un impact profond sur le système de santé. La grève des agents de l’ANDPC sera-t-elle suffisante pour faire infléchir le gouvernement ? Les semaines à venir seront déterminantes pour l’avenir de la formation continue en santé en France.
Peut être que l’ANDPC, a force de perfectionnisme s’est mise toute seule à scier en 4 la branche sur laquelle elle était assise ? Refuser une formation créer par un EPS OGDPC, pour un mot ou son synonyme me semble un brin tatillon . Je suis cependant de tout cœur avec vous, perdre un travail dans lequel on a mis tant d’énergie ne peut être que difficile à vivre et je vous souhaite de tout cœur de parvenir à vous en relever.